contre la privatisation de la Poste
pour un débat public
et un référendum
sur le service public postal
Consultation du 3 octobre 2009
Procès Verbal de dépouillement
Ville : Vaux le Pénil
Dépt : 77
Bureaux de votes : 3 bureaux
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C/C MOUSTIER |
CENTRE VILLE |
C/C CHAMPION |
TOTAL | |
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Nombre de Votants |
262 | 248 | 213 | 723 |
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Nombre de bulletins "oui" |
12 | 3 | 2 | 17 |
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Nombre de bulletins "non" |
246 | 245 | 209 | 700 |
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Nombre de bulletins nuls ou blancs |
4 | 0 | 2 | 6 |
Date du dépouillement : SAMEDI 3 OCTOBRE 2009
Les assesseurs : Stéphane VALLIER
Jean-François CHALOT
Jean-Louis MASSON
Commentaire de Patrice THEVENY, avec sa triple casquette : postier, usager de La Poste, Président de l'UFA VLP
La population de Vaux le Pénil, qui a participé à cette consultation a
manifesté très clairement son attachement au service public postal.
Malgré les dysfonctionnements qui parfois agacent (à juste titre moi y compris) les usagers de LA POSTE, ceux-ci, conscients que dans la très grande majorité des cas,
les postiers n'y sont pour rien : les incessantes restructurations, les non remplacements, ce sont eux qui en sont les premières victimes.
Des habitants des communes voisines, déjà touchés par le désengagement de LA POSTE, ont fait le déplacement pour dire leur
colère.
Proches de nous, après la
fermeture du bureau de Livry sur Seine, c'est celui de Moisenay qui fermera le 1er décembre.
La présence postale est certe maintenue, mais pour combien de temps encore ? LA POSTE continuera-t-elle à prendre en charge le salaire de l'agent mis à disposition aux
communes quand il s'agit d'agence communale ? Rien ne l'assure ! Idem concernant le montant versé aux commerçants ou autres boutiquiers qui tiennent ou tiendront des "relais poste".
Ce qu'il faut savoir, c'est que quelque soit l'agence postale en lieu et place d'un bureau de poste, toutes les opérations ne pourront être faites et en tous cas limitées,
notamment en matière bancaire. Ces usagers, devront donc se déplacer, et le bureau de poste de Vaux le Pénil verra s'accroitre sa fréquentation et comme chacun sait, les files d'attente sont
parfois longues déjà !
D'autre part, dans une société où la précarité domine, la perte du statut de service public, permettra à LA POSTE de procéder à des licenciements économiques, et lorsque l'on sait
que beaucoup de postiers sont des agents contractuels, il y a du souci à se faire.
Les discours rassurants, tant du gouvernement que de Jean-Paul BAILLY Président du Groupe LA POSTE, disant que rien ne changera ni pour le personnel ni pour les usagers,
ne sont que mensonges : les exemples de France Télecom, de EDF-GDF le prouvent puisque le montage est le même, de même la Caisse des Dépôts et Consignation est tout à fait libre de vendre ses
propres actions à qui bon lui semble, y compris au privé.
Autre preuve de mensonge, la Société Générale est actionnaire à hauteur de 15% du capital de la BANQUE POSTALE et ce, depuis bientôt un mois.
Autre mensonge : BAILLY dit "LA POSTE a besoin de capitaux pour améliorer son outil de travail et faire face à la concurrence" : c'est faux, cette année encore les
bénéfices sont importants. Si le besoin d'argent est tel : que nos dirigeants postaux diminuent leurs primes et renoncent aux véhicules de fonction grand luxe : le siège de LA POSTE
vient de s'offrir 30 BMW ! ... si si ..... besoin d'argent !
Certains nous ont dit aussi, "il est trop tard" .... est-ce une raison pour baisser les bras ?
Si nationalement les résultats de la votation citoyenne égalent ceux de Vaux le Pénil, si les gens descendent dans la rue pour manifester, peut-être que nos parlementaires
entendront la voix du peuple, puisque nous vivons en démocratie (enfin je le crois encore ).
Certes, en juillet, presqe en catimini, le Conseil des Ministres a acté l'ouverture du capital de LA POSTE, mais les navettes parlementaires n'ont pas commencé.
Il se pourrait que dès fin novembre le sort en soit jeté !
Faudra-t-il, comme en Angleterre, attendre la destruction totale d'un outil qui marche pour "étatiser" à nouveau ?
J'arrête là .... trop à dire encore !
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Patrice THEVENY
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