RENSEIGNEMENTS

Familles Laïques de Vaux Le Pénil

4, Place Beuve & Gantier  - 1er étage droite - 77000 VAUX LE PENIL

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77000 VAUX LE PENIL

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Chaque 4e jeudi du mois de 9h00 à 12h00

Centre de Services Albert SCHWEITZER

Bureau n°4

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ECOUTE DES FAMILLES

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Ce service est proposé les samedis matins UNIQUEMENT sur RDV



 INFORMATIQUE 

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Des bénévoles qui communiquent leur savoir-faire  et leur passion
Débutants ou non, quel que soit votre niveau, vos envies,
vous trouverez un club qui correspondra à votre recherche
Renseignez-vous auprès de Cindy, faites vous connaître.

 

 

 

 

 

 

 

CINEMA

Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /2008 20:05
DERNIERE MINUTE : Véra BELMONT, la réalisatrice du film "Survivre avec les loups", sera également présente le lundi 11 février au cinéma de la Ferme des Jeux.
En effet, à notre demande, après son passage le dimanche à l'Invitation de la ferme des Jeux, elle a accepté avec joie de revenir à Vaux le Pénil le lendemain afin de rencontrer le public invité à une séance supplémentaire programmée à 14h. (voir article ci-dessous)

150_28962.jpeg BIOGRAPHIE:
Véra Belmont traverse les années cinquante fougueusement, et si elle est exclue des Jeunesses communistes, elle n'en rêve pas moins, dans les cinoches parisiens, d'un avenir meilleur. Véra Belmont fréquente le théâtre militant, monte sur les planches avec Gabriel Garran pour jouer La Putain Respectueuse de Jean-Paul Sartre et s'entoure d'inconnus dont elle sait déceler le talent.

Dès 1964, elle produit son premier long métrage, Les Ruses Du Diable, premier film de Paul Vecchiali puis, La Loi Du Survivant premier film de José Giovanni. En 1970, elle produit avec François Truffaut, La Faute De L'Abbé Mouret de Georges Franju, le premier film de Maurice Pialat L'Enfance Nue puis en 1974 Un Condé d’Yves Boisset. En 1979 La Guerre Des Polices de Robin Davis avec Claude Brasseur et Marlène Jobert, sur les rivalités entre les services de police, se révèle un immense succès, modifiant en France, la perception de la femme-flic. Sa société de production, Stephan Films, amorce les brillantes carrières d’André Téchiné avec Souvenirs D'En France en 1975, Jean-Jacques Annaud avec La Guerre Du Feu en 1981 et Francesco Rosi avec La Trêve, présenté au Festival de Cannes de 1997.

Elle n'hésite pas à prendre des risques pour produire les projets qui lui tiennent à cœur. Productrice émérite, Véra Belmont signe sa première réalisation en 1977 avec Prisonniers De Mao.

En 1985 elle touche le grand public avec Rouge Baiser, un film sur la Jeunesse communiste des années cinquante avec Lambert Wilson et Charlotte Valandrey. Après Milena qu’elle réalise en 1990 avec Valérie Kaprisky, Véra Belmont produit Farinelli de Gérard Corbiau. Marquise (1997) son quatrième long-métrage, évoque la vie de la Marquise Du Parc interprétée par Sophie Marceau. En 2005 elle est productrice déléguée de Chok-dee réalisé par Xavier Durringer qui retrace le parcours de Dida, ancien champion du monde de boxe thaïe.

En 2006, Survivre Avec Les Loups, son cinquième long-métrage, raconte l’histoire d’une petite fille qui, pour échapper aux Nazis, traverse l’Europe en direction de l’est.

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Par Véronique ROUSSILLO et Patrice THEVENY - Publié dans : CINEMA
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Mercredi 13 février 2008 3 13 /02 /2008 09:17
                  Le talent et l'enthousiasme d'une réalisatrice
                La magie d'un film émouvant
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       Véra BELMONT 2 jours à 
    "La Grange" de Vaux le Pénil,  
             et très bientôt ...
  nous l'espérons.... elle reviendra !
 

Tout d’abord, 

un grand merci à « La ferme des jeux » d’avoir organisé ce festival « Rencontre avec … ». 

Le temps fort de cette manifestation fut sans nul doute « Survivre avec les loups »
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Avant la projection, Véra BELMONT (réalisatrice) s’adressant au public « Si vous avez autant d’émotions que nous avons eu à faire ce film, préparez vos kleenex ».
 
Et c’est un très nombreux public, ému aux larmes parfois, qui a applaudi Véra BELMONT à la fin de chaque projection.
Le dimanche à 16h30 une salle comble, le lundi à 14h00 un public « intergénérationnel », mais essentiellement des collégiens et des lycéens, et de nouveau une salle comble à 18h00.
 
Un public qui a partagé un grand moment d’émotion. L’attention constante du jeune public prouve, si besoin en était, combien ce film est poignant et magnifiquement réalisé.
 
A l’issue de deux de ces séances, Véra BELMONT a pu répondre à toutes les questions que les spectateurs conquis n’ont pas manqué de lui poser.
De l’aspect technique du film (rapports avec les loups, conditions du tournage, maquillages, …) au contexte historique de l’action dans toute son horreur, rien n’a été éludé. Pas même l’ignoble campagne menée par certains négationnistes sur le véracité du récit de Misha De Fonseca …
Beaucoup de questions aussi concernant « la vraie Misha ».
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« J’ai fait ce film essentiellement pour le devoir de mémoire. J’ai toujours eu envie de faire un film sur ce sujet, ayant moi-même vécu cette tragédie de la shoah. Quand j’ai lu le livre de Misha, j’ai su que j’avais trouvé le moyen d’y arriver, par un biais différent, cette période de l’Histoire ayant déjà été très largement retracée.»
  
Véra BELMONT, a poussé la gentillesse d’accepter de venir deux jours de suite à Vaux le Pénil, et quand, le lundi après-midi, une dernière main s’est levée, apportant là une magnifique conclusion à un très riche échange « Madame, je n’ai pas de question. Je voulais juste vous dire « Bravo » pour votre film » 
Merci jeune fille pour cette intervention, Véra a été très émue et, dans la foulée, nous a tout simplement proposé de revenir à La Ferme des jeux si d’aventure, une autre projection pour les scolaires se renouvelait.
 
L’UFAL et la Ferme des Jeux, partenaires, vont s’y évertuer. D’ores et déjà, enseignants, directeurs d’écoles, élèves, qui que vous soyez qui consultez notre blog, contactez nous.
 
Patrice THEVENY
 
Par Véronique ROUSSILLO et Patrice THEVENY - Publié dans : CINEMA
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Vendredi 29 février 2008 5 29 /02 /2008 10:55
DECEPTION « Survivre avec les loups » n’est pas une histoire vraie.
 
Depuis la parution du livre de Misha DEFONSECA, quelques historiens et scientifiques ont à nombreuses reprises mis en doute la réalité de cette histoire. Au final, ils avaient raison.
Le mensonge de l’auteur, qui n’enlève rien à l’intensité de sa fiction, est assez difficile à admettre, particulièrement pour ceux et celles qui la connaissaient et qui ont pris sa défense.
Cette mystification n’enlève rien non plus bien sûr au film de Véra BELMONT, elle-même trompée dans cette affaire.
Pour ma part, moi qui avait été impressionné par le charisme de Misha lors de l’avant première du film en janvier dernier, je suis amèrement déçu. Cependant, elle avait peut-être des raisons de le faire, bonnes ou mauvaises, et j’espère qu’un jour elle s’en expliquera. Tant de gens ont été mystifiés qu’ils sont en droit d’attendre des explications.
Lors de son passage à Vaux le Pénil, j'avais d'ailleurs abordé cette question avec Véra BELMONT.
Patrice THEVENY
Ci-dessous, l’article du Parisien du 29 février 2008. et les aveux de Miska "piqués" sur le site web du journal belge "Le Soir"
 
« SURVIVRE AVEC LES LOUPS », c’était bien une supercherie.
Elle s’était inventée des parents juifs déportés et un périple de 3 000 km à travers l’Europe de l’Est aux côtés d’une meute de loups… Son histoire avait inspiré le dernier film de Véra Belmont, sorti le 16 janvier et vu par 600 000 spectateurs en France. Confondue par des historiens, l’auteur du récit autobiographique « survivre avec les loups » a fini par avouer hier qu’elle avait tout imaginé. Misha Defonseca, 74 ans s’appelle en réalité Monique De Wael, nées de parents belges résistants mais pas juifs. C’est à cause de leur déportation qu’elle échafaudé ce mensonge.
Dans ses aveux publiés hier par le site internet du journal belge « Le Soir », la vieille dame demande pardon. « On m’appelait la fille du traître parce que mon père était soupçonné d’avoir parlé sous la torture … J’ai détesté ceux qui m’ont accueillie. Je mes suis sentie juive … je me suis raconté une autre vie, loin des hommes que je détestais. C’est aussi pour cela que je me suis passionnée pour les loups. Ce livre, cette histoire, n’est pas la réalité réelle, mais ma réalité. »
La réalisatrice Véra BELMONT est « tombée des nues » en découvrant le pot aux roses. « J’ai acheté les droits de son récit après l’avoir lu. Quand j’ai rencontré Misha elle m’a soutenu que tout était vrai. Ce qui est le plus effrayant, et pour cela je lui en veux, c’est qu’elle m’a fait chercher dans les registres belges la trace de ses parents soi-disant déportés à Auschwitz … je la plains. C’est pathétique ».
Il y a quelques années déjà, un Suisse nommé Benjamin Wilkominski s’était inventé u livre souvenirs intitulé « Fragments », une enfance de rescapé des camps d’extermination.
Hubert LIZE

Texto : les aveux de Misha Defonseca
« Oui, je m'appelle Monique De Wael, mais depuis que j'ai quatre ans, je veux l'oublier. Mes parents ont été arrêtés quand j'avais quatre ans. J'ai été recueillie par mon grand-père, Ernest De Wael, puis par mon oncle, Maurice De Wael. On m'appelait « la fille du traître « parce que mon père était soupçonné d'avoir parlé sous la torture à la Prison de Saint-Gilles. A part mon grand-père, j'ai détesté ceux qui m'avaient accueillie. Ils me traitaient mal. Je me sentais autre. C'est vrai que, depuis toujours, je me suis sentie juive et plus tard, dans ma vie, j'ai pu me réconcilier avec moi-même en étant accueillie par cette communauté.
Alors, c'est vrai que je me suis raconté, depuis toujours, une vie, une autre vie, une vie qui me coupait de ma famille, une vie loin des hommes que je détestais. C'est aussi pour cela que je me suis passionnée pour les loups, que je suis entrée dans leur univers. Et j'ai tout mélangé. Il est des moments où il m'est difficile de faire la différence entre ce qui a été la réalité et ce qu'a été mon univers intérieur.
Ce livre, cette histoire, c'est la mienne. Elle n'est pas la réalité réelle, mais elle a été ma réalité, ma manière de survivre. Au début, je ne voulais pas la publier et puis je me suis laissée convaincre par Jane Daniel. On m'a fait croire, et je l'ai cru, et cela a été vrai, que cela apparaîtrait comme un message de vie. Je demande pardon à tous ceux qui se sentent trahis, mais je les supplie de se mettre à la place d'une petite fille de quatre ans qui a tout perdu, qui doit survivre, qui plonge dans un abîme de solitude et de comprendre que je n'ai jamais rien voulu d'autre que de conjurer ma souffrance. »
Par Véronique ROUSSILLO et Patrice THEVENY - Publié dans : CINEMA
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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /2009 08:30

Film LIBERTE (Sortie : 24 Février 2010) de Tony GATLIF (Gadjo Dilo,..)
avec Marie-Josée CROZE et Marc LAVOINE
relatant une page méconnue de notre histoire : les persécutions et exactions perpétrées par le régime de Vichy à l'encontre des tziganes de nationalité française

                                               
                                                      


LES OUBLIES DE LA MEMOIRE

 

L'histoire commence à reparler d'eux, ces oubliés de ma mémoire qui ont été chassés, parqués puis emprisonnés par la police de Vichy avant qu'ils ne soient pour la plupart déportés. Plusieurs centaines de milliers d'entre eux, sans que l'on puisse en connaître le nombre, sont morts en camp de concentration.

Ce film émouvant au possible nous fait partager la vie difficile et dramatique d'une grande famille tzigane qui cherche tout simplement à vivre dans cette France occupée où la police aux ordres les poursuit.

Théodore, vétérinaire et maire d'un village de la zone occupée les accueille et cherche avec l'institutrice Madame Lundi à les protéger de la vindicte populaire.

La population paysanne accepte ces gens venus d'ailleurs à la condition qu'ils ne restent pas longtemps et quand Théodore propose leur sédentarisation provisoire afin qu'ils ne soient pas envoyés en camp par les nazis, les vieux réflexes quelque peu xénophobes prennent le dessus.

Les personnages sont très attachants et le réalisateur a évité toute caricature, c'est ainsi que le spectateur découvre la vie de ces « roms » et très vite il se prend d'affection pour Taloche, le grand enfant de 30 ans magnifiquement interprété qui protège P'tit Claude, un enfant dont les parents ont disparu .

Le spectateur n'a pas le temps de souffler ou de respirer car si au début de l'histoire, les images et la musique nous plongent dans un milieu chaleureux ou l'on se sent bien, très vite on perçoit le danger qui guette et le drame qui arrive.

Evidemment Marc Lavoine est plus vrai que nature dans se rôle taillé pour lui mais ce sont les tziganes qui  nous attirent par le jeu étonnant haut en couleurs et en mouvements de Taloche qui saute, court, bondit et volerait presque ou par la belle Tsigane sur son cheval au galop.

Des questions bien actuelles sont posées par ce film comme celles sur les conditions de scolarisation et d'accueil de ces enfants.

En effet  si ce film qui ne laisse aucun spectateur indemne nous plonge dans l'histoire noire de notre pays et de l'Europe, il nous conduit aussi à réfléchir sur la situation actuelle.

Comme l'a exprimé un homme du voyage à la fin d'une projection : « aujourd'hui encore nous sommes obligés de pointer tous les trois mois avec des carnets qui ressemblent étrangement à ceux d'hier ».

Comme « autrefois » , les panneaux « interdit aux gens du voyage » sont apposés un peu partout et des barrières les empêchent d'occuper des terrains alors que ceux qui devraient être aménagés ne restent qu'en l'état de projet...

Le débat actuel sur l'identité nationale nous montre que les périls sont encore là.

La France a effectivement un devoir de mémoire à remplir, non seulement pour rendre hommage à toutes celles et à toux ceux qui ont disparu dans les camps de la mort mais aussi pour que plus jamais cette patrie des droits de l'homme ne soit souillée par le racisme et la haine de l'autre.

Ne manquez pas ce film qui sortira le 24 février 2010, emmenez y vos amis . Les tsiganes vous feront danser et vous vous souviendrez longtemps de cette histoire sociale et humaine dramatique.

 

Jean-François CHALOT

 

 

Par Véronique ROUSSILLO et Patrice THEVENY - Publié dans : CINEMA
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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 08:13

Sortie le 24 février 2010

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Publics visés

Adultes / Adolescents

Avec

Marc Lavoine (Théodore), Marie-Josée Croze (Mademoiselle Lise Lundi), James Thiérrée (Taloche), Mathias Laliberté (P’tit Claude)  Carlo Brandt (Pierre Pentecôte) Rufus (Fernand), Arben Bajraktaraj (Darko), Georges Babluani (Kako), Iljir Selimoski (Chavo), Kevyn Diana (Zanko), Bojana Panic (Tina) Raya Bielenberg (Puri Dai), Thomas Baumgartner (Tatane).

 

© Marina Obradovic

Résumé

La première image est de celles qu’on n’oublie pas : quelques baraquements et au premier plan des barbelés

qui vibrent avec les notes d’une guitare. Célébré dans de nombreux festivals pour des films comme

Les Princes

(1982),

 

Latcho Drom (1992), Gadjo Dilo (1997) ou Vengo  (2000), Tony Gatlif porte en lui “el alma gitana”. Depuis ses débuts, il voulait faire un film sur la déportation et le génocide des Tsiganes. Jusqu’au jour où il entendit l’histoire vraie d’un gitan français déporté après avoir

 

Liberté porte témoignage d’une culture et d’une histoire.

«

 

 

J’avais envie de faire un film sur l’holocauste des Roms (...) Le problème est qu’il n’existe pas grand-chose sur ce sujet. Pas de films, très peu de livres. Juste

 

 

Mais le film évoque aussi ces résistants qui risquaient leur vie pour des valeurs de justice et de liberté. Telle Yvette Lundy dont le combat a inspiré le personnage

de l’institutrice et secrétaire de mairie. Rythmé comme une chanson tsigane, le film est porté par de vrais gitans venus de Transylvanie, qu’accompagnent avec talent Marc

Lavoine, Marie-Josée Croze et Rufus. Et telle une étoile filante dans le ciel des roulottes, James Thiérrée.

»

 

Maire d’un village situé en zone occupée pendant la Seconde Guerre Mondiale, Théodore recueille P’tit Claude, neuf ans orphelin, tandis que Mademoiselle Lundi, l’institutrice, fait la connaissance des gitans venus s’installer au village le temps des vendanges.  Humaniste et républicaine convaincue, elle les persuade, non sans mal, de scolariser leurs enfants. Parmi eux, Taloche, grand bohémien de trente ans à l’âme d’enfant, pour qui P’tit Claude se prend d’amitié.

Pendant ce temps, la pression de Vichy s’intensifie. D’abord interdits de circulation, les gitans sont finalement parqués

dans des camps d’internement. Émus par leur sort, Théodore et Mademoiselle Lundi vont se battre pour leur libération.

Un hymne à la tolérance et un hommage à l’école inspirés de personnages réels (véritables “Justes”, Théodore était notaire et Yvette Lundy, institutrice et résistante, fut arrêtée et déportée) qui comble un véritable “trou noir” de l’Histoire sur cet épisode dont l’existence n’est contestée par personne.

 

 

été aidé par un notaire. C’est ce destin qui lui a donné l’inspiration pour composer l’histoire de cette famille et du Juste Théodore. Hommage à ce peuple tsigane

marginalisé et rejeté par nos sociétés,

des chapitres ici ou là dans des ouvrages consacrés à l’histoire des Tsiganes. Il n’est même pas mentionn

dans les livres scolaires.

 

1h45. France, 2009. Sortie nationale : 24 février 20

sa d’exploitation : 120189. Format : Scope - Couleur - Son : Dolby SR SRD DTS.

La politique génocidaire des nazis

Après les Juifs, les Tsiganes furent la deuxième population européenne victime d’une extermination familiale selon une politique raciale. Ils furent cependant des victimes en marge, oubliés de l’historiographie. Le combat pour la reconnaissance a

été mené par le Conseil central des «Sinti und Roma» (Tsiganes d’Allemagne) formé à Heidelberg en 1982. À l’été 2010, un mémorial sera inauguré à Berlin. Les historiens découvrent à travers les archives locales l’importance de la persécution.

La Zigeunerpolitik (la politique anti-tsigane) des Nazis visait l’extinction familiale des Tsiganes selon des modalités spécifiques. Elle puisait ses origines à deux sources. Entre 1910 et 1930, la majorité des États européens imposaient à leurs ressortissants tsiganes un régime administratif familial d’exception. En France, depuis la loi de 1912, tous les membres d’une famille de nationalité française indexée comme “nomade” étaient fichés journellement.

La deuxième source, plus spécifiquement allemande, associe le racisme völkish à la construction politique de l’“asocialité”. Toute une clique “d’experts en matières tsiganes” a contribué à élaborer le portrait raciste de la famille tsigane selon la criminologie

biologique. Parée, comme pour les Juifs, de tous les arguments hygiénistes, la “science raciale” nazie imposait des critères généalogiques sévères.

Les Nazis voulaient procéder par la “guerre totale” à la prétendue “régénération” européenne. Ils ont délibérément engagé une guerre d’extermination.

Toutes les grandes villes d’Allemagne ont créé, entre 1933 et 1935, des camps d’internement dit Zigeunerlager.

Avec la guerre, Himmler, le chef de la police d’Hitler devient le responsable de toutes les opérations de génocide et de déportation. À partir de 1941, il conduira la liquidation de millions de personnes et des 6 millions de Juifs. Son bras droit,

Arthur Nebe, est le responsable du génocide des Tsiganes. Par un décret du 16 décembre 1942, appelé ultérieurement Auschwitz Erlass, Himmler décida du transfert des Tsiganes et des Zigeuner-Mischlinge du grand Reich à Auschwitz-Birkenau.

Le registre du camp a été découvert et publié. Au moins 23 000 Tsiganes étaient à Auschwitz-Birkenau. Les familles tsiganes d’Allemagne, d’Autriche, de Bohême Moravie, des Pays-Bas, du Luxembourg, de Belgique et du Nord et

du Pas-de-Calais, furent totalement exterminées. De même les Tsiganes de Pologne furent liquidés avec les ghettos juifs ou massacrés sur place.

Dans toute l’Europe occupée, les recensements des années trente avaient facilité les rafles ultérieures. Tous les États collaborateurs ont mis en place une politique raciale de persécution, en particulier

la Croatie, la Slovaquie, la Norvège, la Roumanie et l’Italie.

Dans le cadre de la guerre totale menée à l’Est par l’armée allemande, la Wehrmacht et les SS se livrèrent à une extermination radicale. Toutes ces méthodes ont entraîné la disparition physique de 40% à 90% (selon les régions) de l’une des plus anciennes

communautés d’Europe, soit au moins 300 000 personnes.

Le cas spécifique de la France

Après avoir été bien accueillis lors de leur arrivée en France au XV

Cette attitude bienveillante disparut lorsque le pouvoir royal et notamment Louis XIV décida de dissoudre les compagnies bohémiennes pour affaiblir le pouvoir des seigneurs locaux.

Depuis lors, l’image romantique de la bohémienne côtoie les évocations les plus noires. En voulant réglementer l’itinérance, le gouvernement de la Troisième République va créer (loi du 16 juillet 1912 sur

l’exercice des professions ambulantes et la circulation des “nomades”) un régime administratif spécifique. Un carnet anthropométrique d’identité va être attribué à tous les membres d’une famille (enfants compris à partir de 14 ans), sans domicile

fixe, sans profession bien définie et quelle que soit leur nationalité. Leurs possesseurs sont obligés de les faire viser à chacun de leurs déplacements. Cela permettra aux forces de police et plus particulièrement aux Brigades mobiles d’identifier et de surveiller

les faits et gestes des bohémiens que l’administration appelle désormais les nomades.

Le carnet anthropométrique d’identité a fait des Tsiganespourtant si farouchement enracinés dans l’histoire de France des

citoyens de second ordre. Soupçonnés de collusion avec l’ennemi, les Tsiganes alsaciens-lorrains seront ainsi internés pendant la Première Guerre Mondiale. Ce régime administratif se développe pendant les années 1930, il fait des familles enregistrées comme «nomades» des “non-citoyens”. Fichés tant dans les préfectures qu’au Ministère de l’Intérieur, les «nomades» vont être parmi les premières victimes de la Seconde Guerre Mondiale. La Troisième République impose leur assignation à résidence sur l’ensemble du territoire métropolitain et pour toute la durée de la guerre par un décret-loi daté du 6 avril 1940, soit un mois avant l’invasion des troupes allemandes. Les nomades arrêtés et assignés par les gendarmes seront les principales victimes de l’ordonnance allemande du 4 octobre 1940 qui ordonne

aux autorités françaises de procéder à l’internement des Tsiganes en zone occupée. Entre 6 000 et 6 500 personnes majoritairement de nationalité française furent internées en famille dans les 30 camps d’internement pour nomades dont 5 situés en zone libre. L’internement en zone

libre et notamment dans le camp de Saliers (Bouches-du-Rhône) releva de la décision exclusive du gouvernement de Vichy.

Ces camps étaient gérés par les préfectures, surveillés par des gendarmes. Les familles vécurent ces années d’enfermement

dans la plus grande précarité tant physique que morale et dans l’indifférence totale. Les plus importants étaient ceux de Montreuil-Bellay, Jargeau et Poitiers.

Les Tsiganes de France ne furent pas concernés par le décret du 16 décembre 1942 ordonnant la déportation à Auschwitz des Tsiganes résidant dans le Grand Reich (à l’exception de 145 personnes arrêtées dans les départements du Nord et du Pas de Calais et déportées le 15 janvier 1944). Bien qu’il n’y ait pas eu de déportation massive, des Tsiganes furent déportés dans le cadre du travail au service de l’Allemagne, pour faits de résistance ou pris dans des rafles allemandes.

1946 : la libération

Le Gouvernement provisoire ne voulant pas voir les Tsiganes sur les routes retarda autant qu’il le put leur libération qui n’intervint qu’en 1946 après la publication de la loi du 10 mai 1946 portant fixation de la date légale de cessation des hostilités. Les Tsiganes

furent les derniers internés administratifs après les “collaborateurs” à être libérés... sous surveillance puisque des directives furent données afin que le régime administratif mis en place en 1912 soit réactualisé. Il n’y a jamais eu de reconnaissance de cet internement ni de dédommagement pour les pertes subies. À leur sortie, les Tsiganes n’ ont pas retrouvé leurs biens. Les démarches administratives pour obtenir le statut d’interné politique n’ont été soutenues par aucune institution, ils sont peu nombreux à l’avoir


Cette histoire n’est pas inscrite dans la mémoire nationale ni même dans les manuels scolaires.

Pour accompagner

 

Liberté

Un livre :

«Les Tsiganes en France. Un sort à part 1939-1946»

(Éd. Perrin-Octobre 2009).

Écrit par les historiens Emmanuel Filhol et Marie-

Christine Hubert, et préfacé par Henriette Asséo,

professeur à l’EHESS (l’École des Hautes Études en

Sciences Sociales).

Un événement :

Le programme «Une mémoire française. Les Tsiganes

pendant la Seconde Guerre Mondiale, 1939-1946»

parrainé par Tony Gatlif, propose de janvier

à décembre 2010, des événements culturels dans

la France entière.

Son objectif est de faire connaître à un large public

la spécificité du traitement des Tsiganes en France

pendant la Seconde Guerre Mondiale, ses origines

ainsi que le contexte plus général du génocide tsigane en

Europe. Le site

 

www.memoires-tsiganes1939-1946.fr

propose de nombreux documents et ressources en

ligne notamment à l’attention des enseignants et

du public scolaire.

Pour aller plus loin

Informations générales

Liberté a été tourné dans les Monts du Forez (département de la Loire).

Il est coproduit par Rhône-Alpes Cinéma qui, depuis 1991,

a financé près de 200 films tournés dans la région Rhône-Alpes

dont 15 sortiront en 2010.

Rhône-Alpes Cinéma a pour missions de favoriser et de renouveler la création cinématographique française et

européenne et de valoriser la région en tant que grand plateau de cinéma.

www.rhone-alpes-cinema.fr

Informations sur le film :

www.libertelefilm.com

24, avenue Charles de Gaulle

92522 Neuilly

www.ugcdistribution.fr

Production :

Princes Production

42 bis rue de Lourmel

75015 Paris

Cette fiche pédagogique a été conçue par :

L’agence APC

12, rue du Helder

75 009 Paris

Mail : apetrus@wanadoo.fr

Avec le concours de

 

Christophe CALZADO,

Marie-Christine HUBERT

 

 

Distributeur :

et Henriette ASSÉO.ème siècle grâce aux lettres de recommandation que les princes et le pape leur délivrèrent, les Tsiganes firent souche en France.

obtenu. Le carnet anthropométrique a été remplacé en 1969 par un carnet de circulation toujours en vigueur... 

Puisse le film de Tony Gatlif leur rendre l’hommage légitime de la Nation et sortir de l’oubli un pan de notre histoire.

Christian PaumierTony GatlifPrinces Production /

France 3 Cinéma /

Rhône-Alpes Cinéma

Eve GuillouCatherine RigaultBrigitte BrassartPhilipe WelshDelphine Mantoulet

et Tony Gatlif

Monique DartonneJulien HirschTony Gatlif
Par Véronique ROUSSILLO et Patrice THEVENY - Publié dans : CINEMA
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